Notre cabinet se consacre à la mise en cause de la responsabilité professionnelle des avocats qui en raison de leurs fautes, négligences ou manquements, auraient causé un préjudice à leurs clients.
Il s’agit d’en obtenir réparation par l’obtention de dommages et intérêts.
A cet effet, nous saisissons le Tribunal compétent, sans exclure une éventuelle transaction amiable, et menons la procédure.
Par Me Jean-Patrick Saint-Adam, avocat au Barreau de Paris. Mis à jour le 27 octobre 2026.
En bref : le viager est un contrat technique, risqué, qui repose entièrement sur l’aléa de la durée de vie. Les fautes de l’avocat qui le rédige, le conseille ou le défend en justice se rangent en quatre catégories : un acte qui ne protège pas le vendeur contre les impayés, un défaut de mise en garde sur l’aléa, une absence d’analyse de la solvabilité de l’acquéreur, et des erreurs de procédure une fois le litige né. Chacune peut engager sa responsabilité professionnelle.
En matière de viager, l’avocat peut intervenir à trois moments. Comme rédacteur de l’acte, par un acte sous signature privée ou un acte d’avocat, même si la vente immobilière finale exige un acte authentique reçu par un notaire. Comme conseil juridique de l’une des parties, avant la signature. Enfin, lors d’une phase de contentieux, lorsque la rente n’est plus payée ou que le contrat est contesté.
Le viager est par nature un contrat technique et risqué, dont la validité repose entièrement sur l’aléa, c’est-à-dire l’incertitude de la durée de vie du vendeur. Les fautes commises par les avocats relèvent donc, le plus souvent, d’un manquement au devoir de conseil, d’information et d’efficacité des actes.
Les principales fautes répertoriées en jurisprudence se divisent en quatre grandes catégories.
Efficacité de l’acte
C’est le contentieux le plus lourd. Si l’acquéreur, appelé débirentier, cesse de payer la rente, le vendeur, appelé crédirentier et souvent âgé, se retrouve démuni. L’avocat commet une faute dans deux situations.
Validité du contrat
L’aléa est la condition sine qua non du viager. Si l’aléa est inexistant, le contrat est nul. L’avocat manque à son devoir de conseil s’il valide un montage juridique dans lequel :
L’avocat qui conseille un vendeur dans une transaction viagère doit s’assurer, dans la limite des éléments à sa disposition, de la solvabilité de l’acheteur. Commet une faute l’avocat qui laisse son client s’engager avec un débirentier présentant des garanties financières manifestement insuffisantes ou fragiles pour assumer le paiement d’une rente sur le long terme.
Erreurs de procédure
Si le conflit est déjà né, par exemple en cas de rentes impayées ou de demande de réindexation de la rente, et que l’avocat intervient pour défendre le client en justice, il engage sa responsabilité professionnelle s’il commet :
Engager la responsabilité d’un avocat suppose de démontrer une faute, un préjudice et le lien entre les deux. En matière de viager, le préjudice est le plus souvent une perte de chance : celle d’avoir conservé le bouquet et les rentes, d’avoir obtenu la résolution de la vente, ou d’avoir recouvré les arrérages avant leur prescription. Les conditions générales de cette action sont présentées sur notre page la faute et la responsabilité de l’avocat, et une décision rendue en matière de viager est commentée dans notre analyse de jurisprudence sur le viager.
Vous pensez qu’un avocat a commis une faute dans votre dossier de viager ? Avant d’engager quoi que ce soit, vous pouvez nous confier une étude préalable de votre dossier. Vous pouvez aussi écrire au cabinet ou l’appeler au 01 87 65 21 86 (20 rue de Longchamp, 75116 Paris).